Comme tous les matins, je commence la journée en embrassant tendrement les chevilles de Maîtresse. C’est un moment tendre : je m’accroupis sous la table ou à côté, selon la position de Maîtresse et je me courbe lentement pour baiser respectueusement le devant de ses chevilles. Souvent Maîtresse dispose elle-même ses jambes pour me faciliter le mouvement mais ce matin, sans que je sache pourquoi, Elle demeure immobile. Je sais qu’Elle apprécie que ma chevelure caresse ses jambes au moment où je me penche jusqu’à terre ; je descends en frottant lentement ma tête sur ses jambes avant d’achever mon baiser sur chacune de ses chevilles.. Maîtresse reste silencieuse en ces instants. Puis, au moment où je me relève, Elle fait toujours une remarque de reconnaissance ou d’amusement, sans jamais de moquerie.et je me mets à son côté, à genoux, en présentant à plat dans chaque main une baguette ou une tapette. Si le temps presse, Maîtresse me fait relever très vite et reprendre mes activités mais ordinairement, Elle me laisse là, immobile et silencieuse, avant de me poser sa première question sur l’ordonnancement de la journée. Il arrive que s’engage une conversation, comme en ce dimanche matin, sur toutes sortes de sujets et j’ai appris à demeurer dans le confort sur mes genoux posés sur le parquet, quelle que soit la durée de l’échange. Je ne sais jamais à quel moment cessera ce rituel qui ne prend fin que lorsque Maîtresse dit : “lily, relève toi.”. Je sers le petit déjeuner de Maîtresse en gants blancs, ce qu’elle apprécie, avant de prendre ma place à table. jamais en face d’Elle afin qu’elle puisse s’étirer librement. Souvent, je suis encore en nuisette. J’ai passé ma vie à acheter des nuisettes pour mon épouse, nuisettes qu’elle ne portait que rarement. Aujourd’hui, c’est moi qui les enfile pour dormir parfumée. Ces rites quotidiens mettent en joie Maîtresse mais Elle ne le montre pas un instant. Je le sais parce que, au début de leur pratique, Maîtresse n’a pas pu cacher son plaisir de me voir évoluer ainsi. Tout ceci est aujourd’hui aussi naturel que de porter des petites culottes de dentelle sur la ceinture de chasteté ou d’être en robe sur des talons de dix centimètres..
Maitresse veille à développer ma féminité en choisissant les crèmes de jour ou de nuit que je dois utiliser, les parfums dont je m’entoure et les méthodes pour rougir mes lèvres ou affiner mes sourcils. C’est le soir que je lui masse les pieds et les jambes et Elle ne manque jamais de me dire le bienfait qu’Elle en ressent. Maîtresse s’exclame parfois qu’elle ne m’a jamais autant aimée. Je la taquine en demandant qui Elle aime désormais, l’ancien mari ou la sissy. Mes premiers mots, à mon réveil, si elle est déjà Elle-même réveillée sont depuis longtemps identiques : “lily Vous aime, Maîtresse”. Pour autant, Elle n’accepte pas que je m’approche d’Elle dans le lit sauf quand Elle a froid mais je ne l’entends plus me reprocher que je ne lui dis pas assez que je L’aime.