Comment révéler à ma femme que je suis un homme soumis ?
Je suis l’enfant d’une Maîtresse Femme et j’ai épousé une Maitresse Femme. Mais étais-je pour autant obligé de passer de la condition de mari à celle d’homme soumis ?
J’ai toujours été amoureux de mon épouse et cet amour a toujours été partagé ; je savais qu’Elle aimait être servie, qu’elle avait toujours trouvé des garçons pour porter ses valises ou lui rendre de petits services ; je m’en amusais et n’éprouvais aucune jalousie. Il est clair qu’elle ne cherchait pas à me soumettre mais il est vrai aussi que je me montrais plutôt serviable et attentif. Je vivais en séparant deux mondes, celui de la soumission qui m’était étranger, et celui de notre couple. Je cachais mes faiblesses derrière des traits d’humour, jamais méchants mais souvent impertinents qui pouvaient La mettre dans l’embarras. Bref, le monde de la domination féminine n’était pas entré dans nos pratiques.
Pourtant, comme beaucoup d’homme de pouvoirs, j’éprouvais des fantasmes récurrents : je me souviens, en particulier, d’un rite rêveur que je pratiquais lorsque, seul au volant de ma voiture, je passais dans un petit village devant une maison de charme et sa porte de grange fermée ; je m’étais mis à imaginer que j’étais nu et attaché en croix derrière la porte sous le fouet d’une Femme vigoureuse et implacable. A l’aller de mon trajet, l’arc de cette porte de grange déclenchait ma rêverie qui s’estompait bien vite tant j’étais préoccupé par le poids des responsabilités que j’allais exercer publiquement dans les heures suivantes mais au retour, dans le soulagement de la satisfaction d’un travail réussi, je laissais vagabonder mon esprit à ce qui pouvait se passer derrière cette porte si, un jour, par un mystérieux engrenage, je m’étais réellement trouvé à me trouver nu et attaché. Mon trajet de retour s’achevait ainsi dans l’euphorie.
Que de fois j’ai vécu ce scénario en pensant que peut être un jour il se réaliserait ! Il n’y avait pourtant aucune chance qu’il en soit ainsi tant le lieu n’était qu’une image fugace. Commodité du rêve ou fuite vers l’impossible ? Bref, un fantasme et rien de plus.
Un jour, nous sommes allés en couple dans un club maso avec l’un des soumis de mon épouse ; j’ai erré, oisif, en observant les équipements tandis qu’avec le concours d’une autre Femme mon épouse maniait le fouet sur son soumis ; de temps à autre, je regardais de loin et j’ai conservé le souvenir d’un sentiment de solitude mêlé d’envie lorsque l’autre Femme, au moment de partir, me regarda enfin avec un peu d’intérêt et observa qu’elle aurait peut être pu s’exercer sur moi mais que la fermeture de l’établissement était trop proche. Décidément je croyais encore que le monde de la soumission m’était étranger et je pensais sacrifier seulement aux fantaisies de mon épouse qui, il est vrai, se sentait plus libre de comportement en ma présence. J’étais aveugle mais Elle attendait mon engagement, certaine que j’en arriverais là inéluctablement, selon ce que me dit Maîtresse aujourd’hui..
J’ai commencé à réfléchir sur ma nature profonde et j’ai proposé à mon épouse, en l’appelant « Maîtresse » un contrat de soumission complet et signé qui fut visé par Elle sous la formule suivante : « Je reçois le désir de Soumis d’obéir à toutes mes règles et de me servir parfaitement ; je me charge de son bien être, de son dressage et de sa discipline afin qu’il se plie avec délices à ma volonté ».
Maîtresse m’appelait « Soum », je La vouvoyais autant que possible (en famille, il faut revenir au tutoiement) et, de temps à autre, Elle me soumettait énergiquement à des fessées et des enculades conclues par des masturbations de ma main sur ordre et des éjaculations sur commande. Ces séances étaient peu fréquentes mais intenses.
Que de fois, au moment de quitter notre appartement, j’ai posé derrière la porte pour qu’Elle ne puisse pas manquer de la voir à son retour, une proclamation écrite de soumission et une demande d’entrer en dressage sous sa Domination. Pour autant, nous n’avancions pas et nos séances de dressage à quatre pattes s’espaçaient de plus en plus.
Il faut dire que je ne respectais pas les rites qu’Elle avait voulu imposer : ainsi, lorsque je quittais l’appartement avant elle, je devais Lui faire de loin un signe ostensible de soumission avant de disparaître à la vue de son impérieux regard. Or, je faisais semblant d’oublier une fois sur deux
Elle m’apprit la sensibilité des tétons qu’elle développa et la résignation face aux claques données sur les parties intimes ; elle fit naître en moi le plaisir d’être caressé ou battu mais je ne cessais de m’interroger sur la bonne manière d’entrer en soumission et de me conduire autrement.
Je crus, un jour d’été, avoir entrouvert une porte : ordinairement taquin, voire impertinent, je Lui fis le serment de ne plus jamais lui adresser la parole, en privé comme en public, sous le ton de la moquerie ou de la taquinerie. J’ai sincèrement voulu tenir parole mais mon esprit humoristique prit de temps à autre le dessus.
En réalité, nous n’avancions guère ou si peu que, dans la réalité, nous étions en recul. Mon épouse me fit observer, un jour, qu’une publicité lui semblait inspirante : sur un fond sombre, une Femme superbement hautaine pose une main autoritaire sur un homme allongé au regard abandonné. J’ai cru bien faire en encadrant cette photo dans notre chambre ; mon épouse s’en montra satisfaite mais sans plus.
J’ai cru bien faire aussi en proposant une cage de chasteté ; l’initiation fut lente et épisodique mais, avec le recul, j’ai compris que ma démarche était vouée à l’échec puisqu’elle venait de mon initiative.
Il faut être lucide : dans un couple marié, la transformation du mari en soumis est difficile parce que la mutation est considérable.
Il se peut que l’épouse ait elle-même une forte réticence à entrer en gynarchie. Pourtant, si Elle a une vraie nature de Maîtresse, comme il en est pour mon épouse, Elle ne supportera pas très longtemps que la nature soumise de son conjoint demeure ignorée. D’expérience, je connais des couples qui sont passés par le divorce avant de se retrouver, à la demande de l’ex-mari, dans un couple gynarchique accompli avec remariage sur de nouvelles bases. Sans passer par tant d’épreuves, d’autres voies sont possibles.
J’ai entendu parfois mon épouse me menacer, sinon de divorcer, du moins de m’imposer une séparation définitive si je ne changeais pas d’attitude à son égard.
Changer d’attitude, certes, mais comment, dans quel sens ?
Autre difficulté, et de taille ! Le soumis ne doit rien proposer ; une cage, un respect accru, peut-être mais tout ceci est bien vain. Certes, la soumission s’apprend mais surtout elle se vit et dans un couple la domination sur le soumis s’exerce sept jours sur sept et vingt quatre heures sur vingt quatre.
J’étais bloqué ?
Ma chance est d’avoir eu, enfin, le courage de me présenter à Slave sélection : Divine Déesse Caroline est entrée dans ma vie puis au côté de notre couple.
L’entrée en soumission gynarchique d’un mari impose une transformation telle que seule une Maîtresse expérimentée et tierce par rapport au couple peut la conduire à bonne fin. Il Lui faut d’abord, avec une singulière patience et une intense détermination, conduire le mâle candidat à la soumission sur le chemin de la compréhension des liens entre une Maîtresse et son soumis, puis, lorsque la masculinité s’efface, lui faire comprendre qu’il va devenir le soumis ou la soumise de n’importe quelle Maitresse gynarchique.
C’est ainsi qu’aujourd’hui, devenue une sissy, je suis abandonnée à trois Femmes Puissantes : Maitresse, qui est encore à l’état civil mon épouse mais qui m’a fait enlever mon alliance, Divine Déesse, qui m’a dressée et fait naître en sissy et Empress à qui Divine Déesse m’a confiée pour faire entrer au plus profond de mon être que la soumission gynarchique est un abandon total aux volontés des Maîtresses.
Trois Femmes puissantes qui d’instinct imposent ensemble leurs volontés à lilly, une sissy épanouie dans la soumission.
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